décembre 2010 : nouveautés livres

Publié le par cleg

LIBRAIRIE TAURINE

 

CUISINE DE FERIA3895-copie-1.jpg

De François Baju, 21 x 21 cm, 72 pages, couverture brochée couleur, préface de Alain Dutournier, 2010.

Pendant des années, Jeannette Molas régala les maestros ou les empresas les plus notables tels Luis Alvarez, Victoriano Valenciano ou Marca ; mais il fallait aussi pourvoir aux assiettes des peones, des fondés de pouvoir, des encombrants fâcheux, et des admirateurs collés aux effigies des toreros comme des rémoras à la peau des grands requins blancs.

Aujourd’hui, elle prend un peu sa revanche et ce livre de cuisine n’est pas un livre de cuisines. Ce singulier méritera des pluriels au fur et à mesure de chaque existence aficionada. Mais il s’agit bien de se singulariser au lieu de servir le pot commun. Chacune de ses propositions gourmandes s’accompagne d’un doublé viticole choisi au cours d’une apnée dans la cave personnelle de Baju.

Journaliste chroniqueur judiciaire et taurin, en retraite, François Baju est également l'auteur de plusieurs polars taurins particulièrement réussis.

Livre :18.00 € (*)3959.jpg

DIETARIO TAURINO 2011
 

de Antonio Picamills, format 16 x 22 cm, 390 pages, en espagnol 2010.

L'indispensable outil de l'aficionado : agenda et guide de la Temporada 2011 avec les ganaderias, les toreros, le calendrier, l'escalafon des matadores, des rejoneadores et des novilleros , les dates d'alternative et de confirmation d'alternative, les plazas et empresas, les contacts des banderilleros, picadors, toreros, le mundillo, pour 18 pays concernés.

Livre : 35,00 € (*)

L'ESPAGNE AU COEUR3945.jpg

de Jacques Francès, 2010.

Récits : “Là-bas, disait mon père, c'est l'Espagne“.

Là-bas, en effet, derrière la Rhune et les Pyrénées chapeautées de nuages, était l'Espagne, ce pays étrange, si romantique, qui effrayait et fascinait mon esprit d'enfant.

Pays immense, brûlant, aride, patrie de bohémiennes, repaire de brigands. Pays ambigu où les pénitents sinistres suivaient en se flagellant des Vierges couvertes d'or, où des hommes en collants roses égorgeaient des taureaux et où les cigarières “chiquaient comme des matelots“.

Au travers de courts récits, alertes, souriants, cruels ou tendres, le voyageur conduit à sa suite sur les plaines désolées de la meseta, dans les patios de Cordoue ou dans les huertas de Valence quand fleurit l'oranger. Sur le parcours des processions, au fond des tavernes, autour des arènes, dans les salons ouatés de la bourgeoisie madrilène, voici l'Espagne dans sa vérité, affichée ou secrète, envoûtante pour qui veut bien l'appréhender.

Et partout des personnages de rencontre, croqués sur le vif, plus vrais que nature : gitanes exubérantes, bergers solitaires, ecclésiastiques, danseuses de flamenco, pauvres pêcheurs... peuple de grand relief, pittoresque et attachant.

Livre : 15,00 € (*)

L'ECONOMIE DE LA CORRIDA3963

de Pierre Traimond, préface de Francis Marmande, format 16 x 24 cm, 350 pages, 2010.

La Corrida. Comment ça marche ? Combien cela coûte ? Qui en profite ?

Les méthodes d'analyse de la théorie économique et de la statistique s'appliquent à l'économie de la Course espagnole. Pour cela, deux sortes de langages se rencontrent, qui font l'originalité de ce travail, ceux de la science économique, ceux de la corrida. En termes de théorie économique, il s'agit d'une économie de l'Offre par élimination, avec asymétrie d'information. Trois thèmes sont abordés, dans une vue “transversale“ du mundillo, l'impitoyable sélection des hommes comme des bêtes, l'entreprise taurine et la microéconomie, le milieu taurin et la macroéconomie. Enfin, les nouvelles techniques d'information et de communication mettent la corrida en péril. Ces analyses justifient, à la fin, deux glossaires, l'un pour les non aficionados, l'autre pour les non économistes.

L'auteur Pierre Traimond est maître de conférence honoraire de science économique à l'Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.  

Livre : 25,00 € (*)

HISTOIRE D'UNE CORRIDA TRIOMPHALE : du campo au ruedo3938.jpg

photographies de Philippe Salvat, David Le Déodic et Bertrand Caritey, textes notamment de Pierre Albaladejo, Vincent Bourgdit « Zocato », Pierre-Albert Blain et Benjamin Ferret,format à l'italienne 28 x 18,5cm, 64 pages, plus de 100 photos couleur, 2010.

Le dimanche 12 septembre 2010, les arènes de Dax ont été le théâtre d’une corrida qui restera dans les annales. Trois toreros inspirés et six torosbraves pour huit oreilles et une queue. Morante de la Puebla, el Juli, et el Cidont offert au public un de ces moments de grâce où la perfection flirte avec l’émotion la plus intense. Du campode Victoriano del Rioà la sortie triomphale a hombrosen passant par le moment ultime de la mise à mort, voici en images commentées le compte à rebours d’une histoire extraordinaire.

PhilippeSalvat, DavidLe DéodicetBertrandCaritey photographes passionnés et reconnus du monde de la tauromachie, ont assisté à cette corrida mémorable. Ils ne pouvaient garder pour eux ces instants magiques saisis sous trois angles différents. Plusieurs critiques taurins de renom parmi lesquels Pierre Albaladejo, Vincent Bourgdit « Zocato », Pierre-Albert Blain et Benjamin Ferret, ont accepté avec enthousiasme de commenter leurs images.

Les regards croisés de trois photographes sur une corrida d’exception, alliés aux commentaires des plus fins chroniqueurs du moment, réjouiront les amateurs d’art taurin. Instant après instant, le lecteur découvrira le torodans le campode Victoriano del Rio, le débarquement dans les corralesdes arènes de Dax, le sorteo, puis les temps forts de la course. Cet ouvrage transmettra l’alegrìaressentie par tous ceux qui étaient présents dans les arènes cet après-midi là.

Livre : 15,00 €(*)

MANET : TAUROMACHIES et autres thèmes espagnols

de Mario Bois, 24 x 30 cm, relié, couverture toile sous jaquette, 168 pages, 1994.

DERNIERS EXEMPLAIRES

Dandy, casanier, dans son atelier parisien, Manet jour après jour fait son “voyage immobile“. Le romantisme a ouvert les fenêtres, ouvert les yeux de nos artistes. Certains s'élancent au-delà des frontières ; beaucoup d'autres restés dans les brumes de l'hiver parisien, rêvent leur Orient, leur Afrique, leur Espagne, cette Espagne que Manet commence à peindre en 1860 avec le Chanteur espagnol, et où il ne se rendra que cinq ans plus tard pour son unique et court séjour.

Du Barbier de Seville que Rossini compose à Paris au début du siècle jusqu'à la Femme et le Pantin que Pierre Louÿs publie en 1898, du premier voyage en Espagne de Mérimée à la musique ibérique de Debussy, des combats de taureaux peints par Manet à ceux gravés par Doré, la France pendant 100 ans vit à l'heure espagnole ! Une Espagne vue de loin sans doute mais par des yeux neufs, émerveillés.

À l'heure où l'exposition à Arles “Le torero mort“ lui rend hommage, ce livre rassemble toute l'oeuvre espagnole de Manet. (voir notre lettre d'août 2010).

Mario Bois, éditeur de musique, producteur de télévision est par ailleurs l'auteur d'une dizaine de livres où se reflètent ses deux passions : le ballet d'une part et de l'autre les “choses d'Espagne“ au travers du flamenco, de la tauromachie et de l'Andalousie.  

Livre : 35,00 € (*)

PASSION LOINTAINE 3928.jpg

de Jacques Francès “Santiaguito“, format 21 x14 cm, 201

Comme la passion amoureuse, la passion taurine peut tout submerger, prendre possession d’un être. Mais, ne risque-t-elle pas de se transformer au fil des années, de perdre de son intensité, de son éclat ? Restent alors quelques souvenirs -le meilleur et le pire, la mémoire ne choisit pas... - un brin de nostalgie, une grande tendresse, un attachement durable.

Anecdotes, historiettes et souvenirs taurins nous parviennent, tamisés par le filtre d’une passion assagie ou la philosophie de l’âge. La fièvre retombée, le virus persiste et surgissent du passé les ombres cruelles ou généreuses des rencontres, l’empreinte des grands toreros et de faenassublimes, la peur, la mort inévitable, l’enfance aussi... et cette exigence qui met les médiocres, les snobs et les imbéciles à la merci de sa puntillaimplacable et ironique.

Le chroniqueur, historien et essayiste Jacques Francès “Santiaguito“ ne remue pas que des cendres. Il conserve et transmet les braises de l’afición : “C’est ça la corrida ! Ça vous prend, ça vous enlève, ça vous gonfle comme un ballon et ça vous emporte très haut dans le ciel“...

Livre : 17,00 € (*)3903.jpg

TERRES TAURINES 29 : Le roman de Vistahermosa

revue dirigée par André Viard,

Encaste fondamental dans la tauromachie contemporaine, celui de Vistahermosa n’aurait jamais existé si Wellington n’avait pas battu la Grande Armée aux Arapiles. Entre la campiña de Utrera et la marisma de Dos Hermanas, ses créateurs se succèdent sur fond de convulsions historiques : un colon, quatre Condes de Vistahermosa, un mystérieux Barbier, son gendre, deux Veuves de Murube et une famille d’industriels basques installés à Séville, dont le plus connu est Eduardo Ybarra.

Livre : 14,00 € (*)

TERRES TAURINES 30: le monde selon Parladé3953.jpg

Si depuis un siècle, l’encaste Vistahermosa a pris le dessus sur tous les autres, c’est d’abord à Fernando Parladé qu’il le doit, ganadero atypique et personnage décalé qui fit souffler sur la Séville du début du XXème siècle un vent de nouveauté aux parfums de scandale.

Un siècle plus tard, après être passé entre les mains de Tamaron et du Conde de la Corte, les toros de Parladé sont devenus les rois du marché grâce à l’assemblage réalisé par Juan Pedro Domecq entre ses différentes branches.

De la Séville des Parladé jusqu'aux fichiers les plus secrets de la mémoire vive de cet encaste, la genèse du toro moderne apparaît. La roue de l’histoire tourne sans cesse. Les cycles s’enchaînent, un monde meurt quand un autre naît.  

Livre à paraître le 15 décembre : 17,00 € (*)

TOREADOR3929.jpg

Format carré 22 x 22 cm, 270 pages, 2010.

Sous forme de livre d'art, ce livre catalogue de l'exposition du même nom qui se déroule du 12 novembre au 12 décembre 2010 à l'Hôtel Impérator de Nîmes réunit les plus grands artistes contemporains autour de la tauromachie.

Des textes originaux (en vers ou en prose) de tous les artistes présents dans l'exposition sont illustrés par leurs oeuvres. Un livre événement à la hauteur de l'exposition présentée tiré à seulement deux mille exemplaires.  

Livre catalogue : 20,00 €(*)


Librairie CAMARGUE

 

LE COSTUME D'ARLES au XXIème SIECLE3904.jpg

Étude de l'association “Tradicioun“d'Eyguières, 172 pages, 220 photos, 2010.

Extraordinaire, intemporel.

Il n’existe pas un, mais de multiples costumes portés en Pays d’Arles. Entre l’ancien régime et le début du XX° siècle, la mode provençale a poursuivi sa propre route jusqu'à la perfection absolue du costume dit contemporain.

Peut-on parler simplement de ces costumes ?

C’est le pari que relève cet ouvrage, de décrire les différents costumes que l’on peut aujourd’hui croiser en Arles et autour. Une part conséquente est attribuée au costume dit contemporain, avec notamment la seule copie imprimée de la «Charte du costume contemporain», mais ce livre décrit plus encore, les costumes des différentes périodes l’ayant précédé, depuis l’ancien Régime au 1890. L’arlésienne ne se concevant pas sans bijoux, une part est accordée à cet indispensable accessoire.

Tour à tour didactique, contemplatif ou vécu, ce livre est destinée à toutes et tous, qu'on porte le costume ou que l'on soit simplement admiratif de la beauté de l’arlésienne.  

Livre : 25,00 € (*)

 

Librairie FLAMENCA

 

CAMARON la révolution du flamenco3939.jpg

de Jean-Pierre Filiu , 230 pages, format 12,5 x 19,2cm, 2010.

Essai. Camarôn de la Isla (1950-1992) est sans doute le plus grand chanteur de flamenco de tous les temps.
Gitan de la Baie de Cadix et fier de ses racines, il s'est produit dès l'enfance sur les scènes andalouses. Mais c'est sa rencontre à Madrid avec le guitariste Paco de Lucia qui va bouleverser le cours du flamenco contemporain. L'Espagne du franquisme déclinant retient son souffle à chacune de leurs créations. Après la fin de la dictature, Camarôn pousse encore plus loin ses audaces, chantant Garcia Lorca comme Omar Khayyam, fusionnant une galaxie d'influences jusqu'alors étrangères à l'univers du flamenco.
Sa carrière internationale le conduit entre autres à Paris, pour des concerts mémorables au Cirque d'Hiver, en 1987 et 1988. Tomatito l'accompagne à la guitare dans toutes ces expériences, où il célèbre les traditions juives et musulmanes de l'Andalousie. La disparition de Camarôn bouleverse l'Espagne de Felipe Gonzàlez et c'est une marée humaine qui se presse pour ses funérailles. Camarôn est depuis l'objet d'un véritable culte de la part d'une nouvelle génération d'artistes, mais aussi de toute une jeunesse urbaine, réconciliée grâce à lui avec le cante.
Jamais on n'a tant écouté et interprété la musique de Camarôn, visionnaire et révolutionnaire d'un flamenco sans frontière.

Jean-Pierre Filiu est professeur à l'Institut d'études poliques de Paris. Il a notamment publié Jimi Hendrix, le gaucher magnifique (Mille et une nuits, 2008).

Livre : 15,00 € (*)

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