Nouveautés LIVRES : mai 2008

Publié le par cleg

~ Tauromachie ~
 LA CAPE de MANDRAQUE
D'Antoine Martin, format  13 cm x 19 cm, 2008.
RECUEIL de NOUVELLES : Toros pacifiques, toreros ratés mais sympathiques, toujours juste en deçà des premières marches de la gloire, passions extraordinaires de gens très ordinaires : les nouvelles d’Antoine Martin mettent en scène de façon décalée et irrésistible des êtres confrontés à leur passion exclusive pour le toro brave. S’y entrecroisent aficionados fascinés par la gloire mais héroïques par mégarde, vaillants de l’ordinaire cependant prompts au compromis, parlant haut et se rêvant plus fort encore…
L’univers taurin n’est ici que prétexte à mieux peindre, avec une ironie pleine de tendresse, une espèce curieuse, l’humanité, que nos amis les toros braves contemplent, tel Ferdinand, avec complicité.
Depuis le grand Dubout, on sait que l’arène et sa population constituent un observatoire privilégié des grandeurs et servitude humaines : armées de mots plutôt que de pinceaux, voilà sans doute des histoires qu’il n’aurait pas renié !
Né exactement quatre-vingt-seize ans après Billy the Kid, depuis toujours aficionado a los toros, Antoine Martin vit dans le Gard. Auteur de plusieurs romans, figurines littéraires et autres chefs d'oeuvres domestiques, traducteur de l'espagnol, catalan et italien, il applique un style ciselé et un humour sans faille.                                                

 CARNETS TAURINS
Chroniques inédites, souvenirs et gourmandises, 20 ans de périple tauromachique

De Jacques Durand, format 24 x 33 cm en quadrichromie, 144 pages, 2008.
BEAU LIVRE : 71 chroniques inédites parues dans Libération entre 2003 et 2007. Carnets de notes, "bonnes adresses", courriers reçus (symphatiques, drôles ou agressifs), documents insolites, photos... collectionnés par Jacques Durand depuis 1987, date à laquelle il signe sa première chronique dans Libération.
Donc, Jacques Durand se met à table (enfin !)
Vingt ans de carnets tauromachiques, de souvenirs inédits, de menus objets, signes, images glanés aux quatre coins d’une planète ruminante et déjantée, écumée à la manière d’un capitaine Achab aux basques de Moby Dick. Non, non, ce n’est pas un récit maritime. Quoique... Plutôt une odyssée, un pèlerinage (très laïque) au pays des toros et des doux dingues qui s’y piquent, en technicolor, en vrac et en finesse, avec moult plans et cartes (géographiques et culinaires), itinéraires ter, portraits, postres y para beber… En passant par Pamplona, Séville, Mexico, Nîmes, Zalameala Real, on en oublie des tas…
Comme le dit Jacques : «2O ans c’est le tarif d’un meurtre avec préméditation mais avec aussi circonstances “exténuantes”. Si j’avais eu un avocat il aurait invoqué la clémence avec un argument sans appel : — Est-ce qu’il pouvait faire autre chose (que d’écrire sur les toros) ? — Non !» - Jacques Maigne

 CORRIDAS De sang et d'or
de Marine de Tilly, format  14 cm x 22 cm, 224 pages, 2008.
 Comme l’art, la passion, le désir, la corrida se nourrit de férocité, de dévoration. Sanguinaire pour les uns, sublime pour les autres, elle n’a jamais cessé de fasciner les écrivains, les peintres, les musiciens, les artistes en général. Ébloui ou écœuré, personne n’est jamais sorti indemne d’une arène. Imaginez-vous, ou souvenez-vous : six taureaux, trois matadores, quatre picadores, douze banderilleros, vingt mille spectateurs, le silence, l’orgueil, l’honneur, la peur, et le cœur qui se soulève, se révolte ou s’enflamme à chaque seconde…
La corrida est un choc pour les sens ; deux heures et demie de fièvre où chaque protagoniste provoque l’autre à en devenir fou, à en mourir ; un crime passionnel en direct et en public qu’il s’agit moins de comprendre que de ressentir. Loin des traités philosophiques et autres réflexions théoriques sur l’éthique de la tauromachie, ce livre raconte une histoire d’amour, une histoire de rêve entre un pays et son symbole, entre un homme et cet animal sacro-saint né pour le combat. A travers un geste fatal, une anecdote insolite, un souvenir brûlant, le portrait d’une légende, l’on découvrira dans ces pages le visage vivant de ce spectacle héroïque. De la corrida des bouchers Sévillans à celles des poètes, de la plaza de Torros de Madrid aux arène de Mexico, des lignes d’Hemingway aux partitions de Bizet, de Manolete le mystique au prodige Julian Lopez Escobar El Juli, ce livre est un voyage au cœur du mythe arrogant et sensuel de l’aficion, où l’art de tuer se fait art de vivre.
Marine de Tilly a 27 ans. Critique littéraire au Figaro, puis au Point et à Transfuge, elle a vécu plusieurs années à Madrid où elle a fait des études d'histoire. Corridas est son premier ouvrage.

 CORRIDA de MUERTE
et autres nouvelles du prix Hemingway
Corrida de Muerte, le texte lauréat de Robert Berard. Où l'on observe avec ironie le personnage et la passion de l'aficionado, la relation amoureuse comme une faena, mais aussi la blessure et la mort. Bouleversante et sombre la nouvelle nous plonge dans un village républicain occupé par les soldats franquistes...
Suivent les nouvelles finalistes du concours 2007 signées Alain Laborieux, Régine Detambel, Jacques-Olivier Durand, Marc Delon, Françoise Guerin, Nadège Vidal, Jean-Paul Didierlaurent, Magali Duru, Doumée et Pierre Bordage.

 FOUS DE FERIA
Et l’abécédaire fous de feria
Antoine Martin et Michéa Jacobi, Format 18,5 x 22, 96 pages, 2008.
"Ça y est, ils sont partis. On entend la rumeur qui croît. Le claquement des sabots décompte chaque mètre de l’asphalte. Dans une seconde, ils seront là, s’ouvrant la voie avec les étraves de leurs cornes tendues. Va-t’on se mettre à courir en avant de la manade pour agacer le danger ? va-t’on plutôt cavaler à l’arrière pour tenter de saisir une queue et se laisser traîner pendant quelques foulées comme un skieur nautique à toute extrémité ? Non, on le sait déjà, on n’aura pas ce courage, on se plaquera contre un mur bien avant qu’ils n’arrivent, on cherchera l’abri d’une encoignure. Mais n’importe, on aura senti le vent originel qu’ils meuvent au passage, on aura humé les vapeurs de terre primitive qu’ils trimballent. Ainsi, on se donnera l’impression qu’on n’est plus seulement spectateur, qu’on est devenu un peu l’acteur de l’immémoriale bagarre".
Cet ouvrage est un hymne à la féria, des arènes aux bodegas en passant par les casetas. Avec Fous de féria, chacun se reconnaîtra tour à tour dans les 17 portraits que brossent les auteurs. En effet, qui ne s’est jamais émerveillé devant l’abnégation du type de la banda qui manque la moitié de la lidia pour participer à l’ambiance, ou n’a jamais cherché à tuer le temps devant un torero en manque flagrant d’inspiration et un taureau qui aurait dû finir dans un abattoir ?
L’abécédaire fous de feria égraine 26 des temps forts d’une féria pour emmener le lecteur dans les recoins de sa mémoire d’aficionado.
Né en 1955, Antoine Martin est un gardois de souche et un aficionado depuis toujours. Auteur prolifique de la culture tauromachique et autres figures littéraires, traducteur d’espagnol, italien et catalan. Son humour caustique et sa vision passionnée du taureau font de ses ouvrages des chef d’oeuvres de littérature taurine.
Né en 1955 en Arles, Michéa Jacobi est un véritable spécialiste des abécédaires. Mais sa première passion est sa belle région. Son trait expressif se marie très bien avec l’image qu’il veut renvoyer de son pays, fait de féria et de taureaux.

 LETTRES à JUAN BAUTISTA
de Yves Charnet, 204 pages, format 14 x 20,5 cm, 2008.
On ne sait jamais où sont les toreros. Quand ils ne sont pas au coeur de leur quête. Pieds joints dans le cercle de leur folie.
Ces lignes signent le nouveau pacte littéraire d'Yves CHARNET. De 2001 à 2006, il a suivi de près la carrière de l'une des grandes figures actuelles de la tauromachie française, le torero d'Arles, Juan Bautista. De la brusque interruption de sa carrière, en 2003, à son retour réussi en 2005, l'écrivain assiste à la métamorphose consacrant définitivement le torero lors du triomphal été 2006 qui culmine, le 15 Août à Dax, dans une légendaire faena sous le déluge.
Comme il l'avait déjà fait avec Maurice de Guérin, dont le fantôme roma,ntique hantait son précédent livre, Yves Charnet a pris le parti de s'adresser directement à ce double fabuleux. Pour approcher l'énigme de cet étrange destin consistant à rechercher devant les toros, une beauté jusque dans mourir.
Ces lettres constituent un étonnant (auto)portrait de l'artiste en torero. Des arènes du Sud-Est à celles du Sud-Ouest, ces notes d'un voyage initiatique sont aussi la géographie d'une âme. Elles parviendront à ceux que se passionnent pour les choses de l'arène comme à ceux qui se demande de quelle étoffe les rêves sont faits. Toréer, écrire : deux arts réunis dans une même passion. 

 LES POURQUOI de la CORRIDA
de Michel Gardère, Jean-Luc Mano, Jean-Louis Normandin et Michel Garzelli, photographies de François Bruschet, format 21 x 14 cm, 96 pages, tirage limité.
Au départ, il y a trois amis journalistes plus ou moins attirés par la corrida : Michel Gardère, Jean-Luc Mano, Jean-Louis Normandin. Comme chez les aficionados «amateurs», le rituel de la corrida suscita un grand nombre d'interrogations. Par chance, l'un des amis du trio, Marcel Garzelli, co-président du Club taurin de Vic-Fezensac et grand aficionado devant l"éternel, connaissait beaucoup de réponses à leurs questions. Mais un apprenti veut toujours en savoir autant que son maître et si possible, un jour, le dépasser.
Ainsi les questions devenaient de plus en plus compliquées, manière sans doute de coller le maestro : Pourquoi les toreros portent-ils des bas roses ? Un habit de lumière ? Une coleta (chignon à l"arrière de la tête) ? Pourquoi la muleta est-elle rouge ? La cape violette ? etc.
Il y eut tellement de pourquoi que les quatre amis décidèrent un jour de les lister, d"y répondre et d"en faire un livre. Le voici. Il apporte des réponses que bon nombre d'aficionados patentés ne soupçonnent même pas. Une centaine de questions, autant de réponses avec la principale : pourquoi la corrida ?
Marcel Garzelli, ancien professeur, est quasiment né dans l’arène de Vic-Fezensac et son père participa à sa construction. Il coprésida durant plusieurs années le club taurin vicois. Adepte d’une corrida sincère, il pense que cet art doit aujourd’hui davantage s’ouvrir vers ce qu’attend l’aficionado : un spectacle d’émotion et d’art.
Michel Gardère, aujourd’hui écrivain dilettante, fut journaliste dans plusieurs grands médias parisiens.
Jean-Luc Mano. Journaliste, grand reporter, fut directeur de la rédaction de France 2, de France-Soir et PDG de BFM. Conseiller politique et conseiller en communication, il rêve de pouvoir se rapprocher des toros et se régaler du bonheur de vivre.
Jean-Louis Normandin, journaliste, caméraman, grand reporter originaire du Sud-Ouest a la corrida dans l’âme, comme le rugby, le bon vin et le cochon cul noir du Pays basque.                                 

 LA PASSION MISE EN CROIX

Catalogue de l'exposition de de Regis JALABERT créée en mars 2008 à l'Eglise des Frères Prêcheurs d'Arles, sur l'invitation du club taurin Les Andalouses.

 REQUIEM pour les TROUILLARDS
de Jean Le Gall, format 15 x 21cm, 208 pages, 2008,
POLAR : Chers gens d'aujourd'hui, de quoi nos cœurs et têtes sont-ils faits ? À dire vrai, nous survivons... passablement.
Avril 2004 à Paris. Charles de Peretti, lui, n'en peut plus de ce « frigidaire œcuménique » ! Ce flic trentenaire veut l'aventure, la vraie, et échapper aux mélopées de la vacuité et de l'ennui. La chance s'en mêle, et le voilà pris dans une course rouge sang, de Paris à Rome via Benidorm, à la poursuite d'un scientifique et surtout d'une molécule : la béta carboline. Celle-ci s'avère être l'antidote absolu contre la peur, effrayant quant à sa portée. Dès lors, les politiques, l'armée et l'Église perdent raison et succombent à la quête obsessionnelle.
Ceci n'est pas un polar ! Au-delà de l'itinéraire policier, ce Requiem-ci raconte la peur et son œuvre récente, sous-estimée dans une époque rétrograde. Une quête qui conduira les pas du policier vers Jose Cubero El Zebulon, torero, laborieux gladiateur que la peur glace parfois jusqu'aux orteils.
Un style enlevé et décalé, discret hommage à Boris Vian, et surtout, une parole de trentenaire qui dépasse le cynisme premier.
Jean Le Gall est avocat. Requiem pour les trouillards est son premier roman.

 LA TAUROMACHIE à VICHY 
Histoire d'une adaptation
de Philippe Lavastre, 16 x 24 cm,136 pages, illustrations couleur et N&B, 2008.
L’histoire de la corrida en France recèle bien des surprises. Les taureaux ont foulé le sol de nombreuses villes, souvent improbables, avant de se fixer définitivement dans les régions les plus méridionales du pays. Sur la carte taurine Vichy est une exception. Des spectacles s’y déroulent jusqu’en 1991, et l’auteur de cet ouvrage peut conclure : La corrida à Vichy n’a pas seulement été un spectacle parmi d’autres durant la saison, une attraction de plus pour les curistes en mal de distractions. La tauromachie n’est pas apparue par hasard sur les bords de l’Allier et son évolution et sa pérennité sont le résultat d’une adaptation forte aux contraintes locales.
On trouvera ici, non seulement le récit d’un siècle de courses de taureaux vichyssoises, avec toutes les péripéties de plus de deux cent cinquante spectacles, mais surtout une tentative d’explication : La question essentielle est de comprendre comment cette tradition a pu rester aussi forte et perdurer pendant toutes ces années. Quels sont les ressorts de l’implantation d’une tradition taurine locale ? Quels sont les éléments qui expliquent sa persistance durant un siècle ? Comment cette histoire singulière s’articule-t-elle plus largement avec celle de l’histoire de la tauromachie en France ?
Philippe LAVASTRE est historien, ancien membre de la Casa de Velázquez, et a déjà écrit pour l’UBTF l’Histoire de la tauromachie à Alès-en-Cévennes.

 TERRES TAURINES 17
Ma passion, ma liberté, mon identité
nouveau numéro de la revue, André Viard, 2008,

À Arles, autour de la naissance de l'Observatoire des Cultures Taurines, une fraternité est née dont la solidité des liens s’explique par l'authenticité du mouvement et la sincérité des engagements. Mais dans le campo il y a longtemps qu'une telle fraternité existe.                 

~ Camargue ~

 LE COQ ET LE TAUREAU
ou comment le Marquis de Baroncelli a inventé la Camargue
de Robert Zarestsky (2004), traduit de l'américain Cécile Hinze et David Gaussen, 15 x 22 cm, 240 pages, 30 illustrations, carte, bibliographie, index des noms de lieux et de personnes, 2008.
Au milieu du XIVè siècle, infestée de moustiques, la Camargue est un marais qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont les habitants sont férus, ils pasent pour des jeux barbares, ferments des séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les férias attirent un public de plus en plus large.
Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue : Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, sinspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le midi fut l'occasion de  sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes.
Surtout, Robert Zaretsky, historien américain, montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française. A travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié à son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.
Fondée sur un examen précis des documents, cette étude consacrée à Folco de Baroncelli et au rôle qu'il a joué dans la préservation de la Camargue et dans la constitution d'une identité forte de ce territoire autour des cultures taurines a été publiée aux Etats-Unis en 2004.
Aujourd'hui, les éditions Gaussen publient une traduction de ce livre, illustré de nombreux documents d'époque et précédée d'une présentation de Mme Sabine Barnicaud, conservatrice du Palais du Roure (Avignon), intitulée Baroncelli, poète en action.                

~ Sobrevivir ~
Mémoires d'Exil, collection dirigée par André Gabaston.
Tant la Guerre civile que l'exil économique subi par de nombreux Espagnols ont laissé de si douloureuses blessures que la souffrance de certains n'a commencé à s'atténuer que lorsqu'ils ont peu à peu exhumé leurs souvenirs. Affleure alors une mémoire contre laquelle ils s'étaient barricadés pour survivre. Aussi relisent-ils leur vie autrement, y découvrent des secrets, portent un nouveau regard et une autre vérité les réconcilie avec eux-mêmes.


 LA FILLE DE L'ANARCHISTE

de Raymond San Geroteo, 120 pages, format 145 x 210 mm, 2008.
A 80 ans, une femme se remémore l'histoire de son enfance étouffée à dessein. Écrasée par la misère dès son plus jeune âge, souffrant d’un grand manque de tendresse, elle fuit sans état d'âme son Aragon natal et la Guerre Civile pour la France où forcément ça ne pourra qu’être mieux. L'exil lui rend dignité et liberté et donne un sens à sa vie. Elle gomme l'’existence de son père anarchiste, parce qu'il ne l'a pas tirée du monde miséreux qu'elle exècre, parce qu'il a préféré son idéal à sa famille.
Après 70 ans d'absence, le retour au pays lui fera-t-il revivre les souvenirs perdus dans l'obstination du silence.                
L'auteur est président de la très importante association nationale Mémoire des Républicains Espagnols, réseau dynamique de recherches et d'échanges sur la seconde république Espagnole.

 TU PEUX T'EN ALLER

de Gabriel Sandoval, 56 pages, format 145 x 210 mm, 2008.
 "Ce n’est pas partir qui est difficile, ce qui fait peur, c'est de ne pas trouver la main que vous serrerez avant de vous envoler. J'’ai dû tenir la main de ma mère bien souvent avant d'apprendre à marcher tout seul, combien de fois j’'ai dû la lâcher, la reprendre, de peur de tomber, de peur de partir. C'’est sûrement sa main qui a dû lâcher la mienne pour me dire : « Maintenant tu peux t’en aller » ; c'est à moi maintenant de tenir la sienne puis de doucement la lâcher."
Pour respecter la promesse faite à sa mère, l'’auteur accompagne son cercueil pour son dernier voyage qui la ramène dans son village natal, en Castille où elle a voulu être enterrée, village qu'’elle avait fui en 1962 pour fuir la misère. Ce voyage est l’'occasion de lui dire tout ce qu'’il n’a pas pu ou su lui dire mais aussi et surtout de redonner la parole à ces femmes soumises pour qu'’elles puissent enfin crier ce qu’'elles ont murmuré toutes leur vie.
Un roman doux et émouvant., un souffle léger. Un livre universel sur l’'exil brodé d'espoir, de paix et d'amour.
Né à Leon (Espagne), Gabriel Sandoval arrive en France à l'âge de quatre ans. Il fait toutes ses études à Toulouse où il obtient un Doctorat d'Espagnol. Auteur de deux ouvrages "le flamenco entre révolte et passion" et "Flamenco attitudes", il écrit également un recueil de poèmes taurins "Naturelles" qu'il enregistre avec son frère, Bernardo Sandoval, guitariste flamenco de renommée internationale. Il signe ici son premier roman.                               

 LA FOSSE

de Jean-François Amblard, 150 pages, format 145 x 210 mm, préface de -ax Gallo, 2008.
 Quelque par en Espagne, de nos jours... Les fosses communes s'ouvrent. A la demande de sa mère, Républicaine espagnole exilée en France, Thomas part à la recherche de son père, fusillé en 1946 et jeté dans l'une des fosses communes de Franco. Il se joint à une équipe de bénévole qui procèdent à l'identification des cadavres des Républicains Espagnols assassinés pendant et après la guerre civile.
A partir du récit dense et pudique d'une exhumation, l'auteur ausculte la mémoire de l'Espagne Républicaine par le biais d'allers retours constants entre le présent et le passé. Narration romancée, certes, mais appuyée sur un documentation historique rigoureuse, La Fosse évoque aussi bien les débats qui agitent aujourd'hui les descendants des Républicains Espagnols face à la transmission démocratique et à la monarchie constitutionnelle que le parcours mouvementé et tragique de ces combattants, vaincus, exilés, engagés dnas la Résistance Française où ils constituent souvent des maquis autonomes, ou bien encore enrôlés dans les Forces Françaises Libres, voire de manière plus surprenante dans l'armée britannique.
Ce qui est le cas de Manuel, l'oncle de Thomas.

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