Les artistes de l'Auberge

Publié le par cleg

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Charrain-arles-2004-la-dechirure-meca-Cebada-Gago.JPGPierre CHARRAIN, photographie
D’un grand-père impliqué dans la tauromachie Bordelaise et d’une mère amoureuse de toros, Pierre Charrain, a hérité de cette passion, cette fièvre envahissante qui le fait déménager de Paris à Aix en Provence pour se rapprocher de la fantastique bête noire. Retraite aidant, ce conférencier intarrissable se pose dans le sud-est et s’occupe alors véritablement du toro chez son ami et ganadero Laurent Fano où les tentaderos le lient à nombre de toreros français et espagnols. De Nîmes à Bayonne, de Châteaurenard à Aire sur Adour, Séville ou l'Amérique du sud il a fixé ses objectifs sur le sable ocre des arènes. Des milliers de clichers dont il ne livre au public que les plus puissants, ceux qui portent la passion à bout de bras, ceux qui racontent, qui parlent... autant que leur inénarable auteur !Anne.jpg
Anne GRES, dessins à la mine de plomb 
Anne Grès est entrée en tauromachie comme on entre en religion, portée par une fascination qui ne l'a plus quittée. Dans un premier temps, c'est au travers de l'objectif de son appareil photo qu'elle a saisi l'instant, le sensible, le détail, le sens, qu'elle a appris. Puis ces images n'ont plus suffi, il lui fallait un lien plus intime, plus sensuel avec son sujet. Elle a alors commencé à dessiner, avec des mines de plus en plus fines, de plius en plus exigeantes. Alors, dans le silence et la solitude de son atelier, sa main transforme l'image, l'interprète, la ré-invente en une oeuvre vibrante des émotions vécues sur les gradins ou le nez collé aux planches, pleine du souvenir d'instants fugaces, rares, précieux.
Jean-René LAVAL, sculptures & linogravures
laval-toro2b.jpgJean-René Laval fait partie des glaneurs : il hante les décharges à la recherche de pièces de métal, jadis utiles, aujourd'hui mises au rebut. Le fer à souder en main, il leur donne une seconde vie, une nouvelle vie, cornue à souhait, quand des taureaux de bric et de broc naissent à la flamme du chalumeau. Les ressorts rouillés deviennent totems dressés au centre de la piste, le grillage se pare de sauvagerie. L'alchimie du feu et de l'artiste opère qui élève vis, boulons, clous, tringles, tuyaux, essieux au rang de sculptures où la simplicité de la matière s'accorde à la fierté du sujet.
Ce touche-à-tout présentera également une série de linogravures puissantes aux lignes simples, aux applats denses.
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Nicole DI MEO, peinture
Femme du grand sud, passionnée de tauromachie, cette artiste compose sa peinture à partir de textes personnels ou empruntés à la littérature pour laisser ses pinceaux les transcrire sur ses toiles. Du mot à la palette, et vice-versa, elle joint le geste à la parole, capte les mouvements fugitifs, les apprivoise, les répète, les libère. Peinture acrylique, collage, techniques au couteau ou maroufflages, inscrustation de feuilles de soie, travail à la feuille d'or, elle manie le grand format et la miniature avec la même énergie. Chaque toile de Nicole Di Meo est l'écriture d'une nouvelle histoire alternant turbulence et sérénité, une trace généreuse et tonique, une flamboyance de rouges, de jaunes, d'ocres et d'ors qui lui ressemblent, évidement !
Isa1.jpgIsabelle De TORQUAT, bronzes
Origines bretonnes obligent, Isabelle de Torquat a bourlingué sa curiosité et son goût des autres un peu partout dans le monde, nourrissant son art de ses rencontres, cherchant à exprimer dans son art une vérité intérieure, à révéle rles ressorts intimes, à transformer par la matière l'intensité d'un regard, d'une posture. Son premier contact avec la corrida fut un éblouissement : exigence, fragilité, courage, élégance, force, noblesse. Face à face sans fard, corps à corps de la vie et de la mort, toro et torero forment un couple sublime, partenaires éphémères en quête de vérité. La sculptrice recueille ce temps suspendu avec fascination et profond respect. Puis, dans le silence de l'atelier, elle tente de transfuser ces fulgurances dans la matière ; "un autre combat commence...."3765
Bernard LESAING, photographie
Bernard Lesaing, photographe-reporter habitué des aventures au long cours, a accompagné les élèves de l'Ecole Taurine d'Arles pendant plusieurs années, pour restituer son travail  fin 2009 sous forme de livre "noir est lumière". “Les photographies de Bernard Lesaing parlent aux hommes. Ici fusent les éclats de rire quand la boule au ventre n'est pas trop grosse ou trop acide. Ça respire la sueur et l'amitié, la trouille, la débrouille, la poussière, la passion inextinguible. Une passion dont la tendre objectivité (et l'objective tendresse) des auteurs se font le témoin discret et respectueux pour restituer les traces glanées entre ombre et lumière, entre l'enfance et l'âge adulte. C'est sans doute tout simplement de la vie."
090410-ExpoAubergeEspagnole-RSZ_006.jpgDenis CADDEO, photo-céramique
Photographe de formation, Denis Caddeo a créé un procédé technologique de reproduction photo sur céramique qu'il décline à volonté sous toutes formes de carreaux de céramique et d'objets émaillés.
Passion taurine aidant, il s'est fait une spécialité des azulejos d'inspiration andalouse sur lesquels il reproduit des fers et marques des plus grandes ganaderias françaises et espagnoles ou les affiches de corrida. Il a aménagé de nombreux patios privés et les bodegas de clubs taurins sous le signe du toro.

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