Zarzaï, l'éphémère du fer

Publié le par cleg

Pour la première fois, Henri-Luc Cases dit ZARZAÏ exposera à l'Auberge Espagnole durant la féria du Riz 2009.

Drôle de nom, me direz-vous ! Je vous répondrais, oui et non, l'homme, son parcours, ses oeuvres sont tout aussi sinon drôles, du moins étonnants. Son âme de prolo lui colle à la peau comme les copeaux de métal s'aimantent à l'infini, entré à l'usine dès 16 ans, la sidérurgie, les chantiers, les braseros ont marqué son corps et sa mémoire au point de choisir comme pseudo d'artiste le surnom donné par ses collègues d'alors : ZARZAÏ qui rime avec "le roi de la ferraille".
Quand les hasards et les blessures de la vie l'obligent à virer de cap, c'est vers ses passions d'enfance qu'il trouve un nouveau souffle : les toros et la photo, la photo et les toros. La photo pour voir les toros, le métal pour les montrer et les transmettre...
Concret, pragmatique, épidermique, spontané, ZARZAÏ développe peu à peu un art qui lui ressemble et lui font d'instinct associer les contraires : la fragilité et la solidité, la transparence et l'opacité, l'ombre et la lumière, le bruit et le silence, l'altérité et l'éternité. De ces oppositions, naît une poésie troublante, paradoxale, unique, puissante, celle de l'homme qui a un nom de metallo, celle de l'homme qui aime les toros.

Publié dans Culture(s) Taurine(s)

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